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dimanche 4 décembre 2016

Des centaines de policiers manifestent dans toute la France

L'attaque au cocktail molotov d'une voiture de police à Viry-Châtillon, en octobre, suscite toujours la colère de la profession: plusieurs centaines de policiers ont une nouvelle fois manifesté samedi dans plusieurs villes de France
Ils étaient environ 350 à Lyon, 200 à Marseille, 150 à Bordeaux et quelques dizaines à Metz et Paris.

Viry-Châtillon: aucun auteur direct interpellé

En civil et en silence, certains arborant une cible dans le dos et portant des pancartes "SOS police en détresse" ou "policiers en colère", ils ont dénoncé les attaques dont ils sont victimes "quotidiennement".
Ces manifestations interviennent alors qu'aucun auteur direct de l'attaque de Viry-Châtillon n'a été interpellé, deux mois après les faits. Un seul mineur a été mis en examen ce samedi, et écroué. Il aurait participé à la confection des cocktails molotov utilisés lors de l’agression. Il a été "mis en examen pour complicité de tentative de meurtres sur personnes dépositaires de l’autorité publique" et écroué, selon le procureur d’Évry, Éric Lallement.

"C'est tous les jours qu'on risque nos vies"

"La justice a décidé de bouger grâce au mouvement des policiers en colère, mais sans ça... Nous, c’est tous les jours qu’on risque nos vies, qu’on met en danger nos familles", explique un CRS de banlieue parisienne lors de la manifestation au Champ-de-Mars.
Le 8 octobre, une quinzaine d’agresseurs avaient incendié deux voitures de police, occupées par quatre agents en mission de surveillance à proximité d’un feu rouge d’un quartier sensible de la Grande Borne connu pour ses vols avec violences sur des automobilistes.

L'un des policiers attaqués toujours hospitalisé

Deux policiers ont été très grièvement brûlés dont l’un, adjoint de sécurité de 28 ans, est toujours soigné à l’hôpital Saint-Louis à Paris, selon une source policière. Les deux autres policiers ont été plus légèrement touchés.
"On n’est pas des superhéros et avec les conditions de travail qu’on a aujourd’hui, notre but c’est juste de rentrer en vie à la maison", lâche un agent d’une brigade anticriminalité (BAC) de l’Essonne.

Commissariats insalubres, vieilles voitures 

"Les commissariats sont insalubres, les voitures sont vieilles avec des kilométrages énormes, les gilets pare-balles sont à remettre à jour", détaille à Lyon Sylvie, 42 ans, policière dans la Loire.
Pour tenter d’apaiser la colère, Bernard Cazeneuve a annoncé une enveloppe de 250 millions d’euros notamment de nouveaux matériels et véhicules. Un projet de loi sur la légitime défense, censé aligner les règles d’usage des armes des policiers sur celles, plus souples, des gendarmes, est attendu au conseil des ministres du 21 décembre puis au Parlement en janvier.

Manifestation nationale le 13 décembre

Mais la grogne a repris fin novembre, et de nouvelles revendications ont émergé, concernant cette fois la complexité et la lourdeur des procédures, notamment au cours de la garde à vue. Un millier de policiers ont ainsi demandé le retrait de leur habilitation d’officiers de police judiciaire, un geste de protestation surtout symbolique.
Une "manifestation nationale de policiers en colère" est annoncée pour le 13 décembre.

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2016/12/03/des-centaines-de-policiers-manifestent-dans-toute-la-france

samedi 26 novembre 2016

Toulouse: une centaine de policiers manifestent

Une centaine de policiers ont manifesté cet après-midi à Toulouse pour exprimer leur "colère", plus d'un mois après le début d'un mouvement de grogne au sein de la police.
"Policiers en colère, citoyens avec nous", ont scandé les manifestants, qui ont sillonné les rues du centre-ville à l'appel du Collectif libre et indépendant de la police 31 (CLIP 31).
Ce collectif, qui veut affirmer son indépendance vis-à-vis des syndicats, a déposé ses statuts vendredi à la préfecture de Haute-Garonne à Toulouse, selon une source policière. Partis du quartier de Saint-Cyprien, les policiers ont rejoint la place du Capitole et terminé leur parcours devant le Monument aux morts. Au départ, au milieu et à l'arrivée du parcours, ils ont entonné la Marseillaise, selon la même source.
Le mouvement de grogne des policiers, qui avait démarré le 17 octobre sur les Champs-Élysées après l'attaque le 8 octobre de quatre policiers au cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne), s'est essoufflé à partir de la mi-novembre
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

Directeur Police Nationale pris à partie par des policiers / Evry (91) - France 19 octobre 2016

vendredi 25 novembre 2016

Paris: 200 policiers "en colère" défilent à nouveau sur les Champs-Elysées

Policiers en colère : sifflets et sirène au centre de Strasbourg


Policiers en colère : manifestation à Strasbourg par dna_web 70 à 80 personnes ont défilé au centre ville à Strasbourg, ce soir à 21h45, notamment rue des Juifs, au son d'une sirène, de sifflets et au cri de "policiers en colère". Parmi ces hommes et ces femmes, certains portaient un brassard "police". Le cortège était également accompagné de sapeurs-pompiers. Il s'agit d'une nouvelle manifestation de policiers en colère, dont le mouvement a débuté après l’agression aux cocktails Molotov de quatre policiers à Viry-Châtillon (Essonne) début octobre.

http://www.dna.fr/actualite/2016/11/24/manifestation-au-centre-de-strasbourg-on-son-des-sifflets-et-d-une-sirene

mercredi 14 octobre 2015

Les policiers commencent à se rassembler place Vendôme, Valls s'exprime

Les syndicats policiers commençaient à se rassembler mercredi devant le ministère de la Justice pour l'un des leurs grièvement blessé, un événement rarissime pour des forces de l'ordre "à bout". Le Premier ministre devrait faire des annonces cet après-midi.

Les syndicats policiers ont commencé à se rassembler mercredi devant le ministère de la Justice pour l'un des leurs grièvement blessé, un événement rarissime pour des forces de l'ordre "à bout", entre menace d'attentats et crise migratoire. Les syndicats, dont les responsables doivent s'exprimer sur place en début d'après-midi, entendent protester après que l'un des leurs a été grièvement blessé par un malfaiteur en cavale, lors d'une fusillade en Seine-Saint-Denis la semaine dernière, mais leurs doléances vont bien au-delà.  Face à la colère des policiers, le Premier ministre doit faire des annonces vers 14h. Par ailleurs, le président de la République recevra les syndicats de policiers et de magistrats la semaine prochaine.   
Les syndicats de policiers sont en colère depuis plusieurs semaines. "Les policiers, héros du mois de janvier" après les attentats "sont devenus les oubliés de la République", tonne Jean-Claude Delage pour Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix. Nicolas Comte, pour Unité-police SGP, évoque un "état de fatigue préoccupant". "Un ras-le-bol, une perte du sens du métier", renchérit Patrice Ribeiro de Synergie, deuxième syndicat d'officiers. Tous pointent une "explosion des violences", un "manque de moyens", des "missions peu claires", une "absence de réponses pénales" qui les conduit à appeler unanimement à se rassembler place Vendôme sous les fenêtres de Christiane Taubira et devant les tribunaux en province, ravivant la guerre police/justice.
Et les sollicitations ne risquent pas de diminuer dans les prochains mois, avec deux événements annonciateurs d'une sécurité maximale: la conférence de l'ONU sur les changements climatiques (COP21) au cours de laquelle les représentants de 195 pays sont attendus à Paris début décembre, et l'Euro-2016 de football (10 juin-10 juillet).
"Libération injustifiée"
Tentant d'apaiser ses troupes, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a prévenu mardi qu'il n'y avait rien à "gagner" à "opposer" police et justice. Le braqueur qui a blessé le policier en Seine-Saint-Denis était en cavale depuis qu'il n'était pas rentré d'une permission accordée en mai. "Il faut éviter les emportements et les amalgames et toutes propositions qui affaiblissent la relation entre la police et la justice", a-t-il insisté lors d'un discours devant les forces de l'ordre à l'Ecole militaire à Paris. "Je ne peux accepter que des policiers et des gendarmes puissent être atteints par des personnes qui devaient être en prison", a martelé le ministre de l'Intérieur.
  
Jugeant le lieu "trop emblématique" et "peu propice à un rassemblement de masse", les autorités ont demandé ce week-end, selon plusieurs sources proches du dossier, aux organisateurs de se rassembler ailleurs que place Vendôme. En 1983, une manifestation de quelque 1.500 policiers conspuant les ministres de gauche, devant le ministère de la Justice, après la mort de deux fonctionnaires tués par Action directe est restée dans les mémoires.